ABOUT
Photographie / Vidéo/ Ecriture
Née à Bordeaux, le 26 avril 1982, Sandrine Lopez vit et travaille à Bruxelles depuis 2008. Elle a obtenu un Master en Sociologie à l’Université Victor Segalen à Bordeaux ainsi qu’un Bachelor en photographe à l’ESA “Le 75” à Bruxelles.
Un premier travail a vu le jour en 2008 après avoir partagé le quotidien d’un traumatisé crânien, Dominique. De là sont nés une série photographique ainsi qu’un moyen métrage intitulé “Demain c’était dimanche”.
En parallèle grandissait Moshé, le portrait d’un vieux rabbin créé en huis-clos autour d’un bain rituel répété sur plusieurs années. Le travail a d’abord pris la forme d’un film photographique puis d’un livre publié chez l’Éditeur du dimanche, qui fera l’objet d’une double nomination au Kassel Photobook Award dans la catégorie « livre d’auteur » lors de la 49ᵉ édition des Rencontres d’Arles. Le film sera projeté dans plusieurs festivals et galeries (Black Box Musée de Charleroi, Bruxelles, Arles, Anvers, Offenbourg, Ljubljana) et les images exposées au Musée du Dr Guislain à Gand (La Honte / Schaamte), à la Galerie Focale en Suisse et dans le cadre d’Antwerp Photo (Iconobelge) à Anvers.
Entre 2012 et 2019, Sandrine Lopez a enseigné dans différentes écoles et académies à Bruxelles. Les ateliers qu’elle a mis en place lui ont permis d’approfondir sa recherche autour du pouvoir des images via un cours labyrinthique qui rassemble l’ensemble des questions qui lui semblent fondamentales. Elle s’est appuyée pour cela sur le fantastique travail de la photographe américaine Diane Arbus, dont l’étude a fait naître de nombreux textes autour de la question du mal, textes qu’elle souhaite rassembler dans une future publication.
C’est au cours de cette période que les images d’Arkhê ont émergé, en dynamitant le système de huis clos absolu qui caractérisait les travaux précédents. Mêmes thèmes sous-jacents avec la peau comme élément central, mais toutes les peaux cette fois-ci, celles de l’humain, de l’animal ou du minéral.
Depuis 2019, Sandrine Lopez a quitté l’enseignement et mène un vaste projet de recherche sur le peintre français Jean Rustin. Devenue directrice de la fondation qui porte son nom en 2024 aux côtés du collectionneur anversois Maurice Verbaet, tout est mis en œuvre pour redonner à cet artiste la place qui lui revient au sein de l’histoire de l’art.
En parallèle, elle développe le projet AHHA avec le photographe Pierre Liebaert. Ils ont inauguré un nouvel espace dédié à la création lors d’une première exposition qui a accompagné la sortie du numéro #1 de la revue éponyme en novembre 2024. Sans agenda fixe, cet espace est dédié à la célébration d’une fin d’un monde sous toutes ses formes : images, mots et musique : AHHA, c’est au 81 rue Ransfort à Bruxelles.
Elle travaille actuellement sur une nouvelle série d’images qu’elle met en dialogue avec une sélection de textes extraits des journaux que la photographe tient depuis plus de 20 ans.